Les québécois ont voté
Mardi 27 mars 2007Un gouvernement libéral minoritaire pour le Québec
Après une campagne de 34 jours, qui a donné lieu à l’une des luttes les plus serrées de l’histoire politique récente du Québec, la soirée de lundi aura transformé complètement le paysage politique québécois.
Ce lundi 26 mars 2007, les québécois ont voté pour élire le nouveau gouvernement du Québec.
Jean Charest (Parti Libéral du Québec) a été réélu de justesse Premier ministre, mais n’a pas obtenu la majorité des sièges à l’Assemblée nationale (48 sièges sur 125 contre 76 en 2003).
Le gouvernement libéral de Jean Charest continuera à gouverner pour un second mandat mais, statut de gouvernement minoritaire oblige, il sera tenu en laisse par les deux partis d’opposition. L’Action démocratique du Québec (ADQ) formera l’Opposition officielle, reléguant le Parti québécois (PQ) à la troisième place.
Un message entendu par les politiques
Les résultats ont amené les chefs de parti à s’interroger sur le message envoyé par les québécois :
« Les Québécois ont décidé d’écrire une page d’histoire ce soir. J’accepte ce défi, a lancé Jean Charest (PLQ). Le Québec est divisé, et il appartiendra aux élus de refaire l’unité ».
« Les Québécois souhaitent être écoutés », a déclaré André Boisclair (PQ) en parlant de ce premier gouvernement minoritaire, libéral, depuis 1878 au Québec.
Mario Dumont (ADQ), quant à lui a déclaré que « les résultats marquent le début d’un temps nouveau pour le Québec » et que « le vote exprime un profond désir de changement ».
Contexte des Elections
Le 21 février dernier, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a demandé à la lieutenante-gouverneure du Québec, Lise Thibault, de dissoudre l’Assemblée nationale du Québec afin de procéder à des élections générales afin d’élire les 125 députés du Parlement québécois.
Par tradition, le chef du parti politique qui fait élire le plus grand nombre de députés devient premier ministre et dirige le gouvernement. Par ailleurs, le parti qui obtient la seconde place en terme de sièges forme l’opposition officielle.
Partis politiques québécois
Les partis politiques du Québec sont beaucoup moins polarisés en fonction de l’axe gauche-droite par rapport aux partis politiques français ou de l’Europe continentale.
Le Parti libéral québécois (PLQ)
Chef de parti : Jean Charest
Le Parti libéral du Québec est favorable au maintien du Québec au sein de la fédération canadienne, est de tendance libérale-conservatrice, ce qui le place à droite sur le spectre politique parmi les trois grands partis du Québec, mais légèrement à la gauche de l’Action démocratique.
Le Parti québécois (PQ)
Chef de parti : André Boisclair
Parmi les trois grands partis, il est celui qui se situe le plus à gauche sur le spectre politique gauche-droite, étant de tendance social-démocrate. De plus, ce parti est favorable à l’indépendance du Québec ou, comme on le dit, à l’accession du Québec à la souveraineté.
L’Action démocratique du Québec (ADQ)
Chef de parti : Mario Dumont
C’est un parti qui est légèrement plus à droite que le PLQ, bien qu’il défende, à l’occasion, des politiques plus proche du centre. De plus, il est favorable, sur le plan constitutionnel, à une très large décentralisation des pouvoirs en faveur du gouvernement québécois, à défaut de quoi l’indépendance du Québec constitue une option de dernier recours.
Pour en savoir plus :
Dossier Elections de Radio Canada
Voir l’article du Monde

