La goutte au nez

un article en mousse signé Françué

Françué et son ami GoutonéCe qui frappe le plus quand on arrive à Montréal en plein mois de décembre, ce n’est pas comme on pourrait l’imaginer le froid glacial qui vous prend à la gorge à la sortie de l’aéroport (quoique !). Ce n’est pas non plus l’accent chantant des locaux et leur parler si particulier pour lequel je ne vais pas m’attarder à glisser quelques expressions choisies, entendues dès mon arrivée dans le taxi ou lorsque nous sommes allés magasiner (oups, ça m’a échappé !). Non, ce qui peut gêner les néos arrivants comme moi, c’est plutôt cette désagréable goutte au nez qui ne vous quitte plus dès que vous mettez le bout du nez dehors (d’où l’expression je pense). Elle vous suit durant tout votre trajet, à chaque sortie, au point qu’on la redoute peut-ête autant que le froid au moment d’enfiler son manteau et ses gants.

Il faut savoir qu’ici chaque sortie est une expédition. Il y a une part de préparation mentale à ne pas négliger. On ne sort pas pour un rien. Il faut avoir un but précis, une urgence vitale. On prépare son parcours au préalable et on s’arrange pour passer le moins de temps possible dehors. Plus que le froid, le vent qui vous projette de la neige fine dans le visage est le plus désagréable. J’ai même eu la chance (en était-ce une ?) de vivre une vraie tempête. Bon je ne vais pas non plus faire le fier parce que j’avoue que ce jour là, la préparation mentale dont je parlais plus haut a pris tellement de temps que la journée est passée avant que nous n’ayons pu nous décider à sortir.

Et comme toujours le lendemain, le calme après la tempête, c’est un Montréal sous un blanc immaculé que nous avons retrouvé. Une ville enneigée, comme on en rêve chaque hiver, au moment de se retrouver pour fêter notre joyeux petit Noël.

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