Rabat : les photos

Samedi 13 décembre 2008

Nos premiers pas à Rabat

Vendredi 12 décembre 2008

Capitale politique et administrative du Maroc, Rabat compte 1,5 million d’habitants et abrite le palais royal de Mohammed VI.

Nous avons passé 6 jours à Rabat, où nous avons dormi à l’Hôtel Majestic juste en face de la médina : quel plaisir d’entendre la circulation sur l’avenue Hassan II et l’appel du Muezzin à 6h du mat’…
Mais Rabat reste plus vivable que Casa, c’est moins grand mais il y a quand même beaucoup de circulation et les gens abusent avec les klaxons !

Je trouve que la ville a plus de charme car elle est entourée de remparts couleur ocre, on dirait que c’est du sable, avec la lumière du soleil c’est magnifique.
J’aime beaucoup la médina qui est très animée surtout dans la rue Souika et la rue des Consuls où il y a toutes les échoppes d’artisanat, les vendeurs d’épices, de tortues,…

On a pu prendre le thé avec Said afin que Mo négocie le prix des achats, discuter avec Khalid des différentes épices qu’il vendait, tous deux nous ont bien sûr proposé de nous aider pour la recherche d’appartement quand on reviendrait en mars.

Le séjour a été agréable, on a visité les différents quartiers, la médina, la Kasbah des Oudayas avec ses habitations blanchies à la chaux, le mausolée de Mohammed V où reposent le grand père et le père (Hassan II) du roi actuel et la tour Hassan II. Celle ci domine le pont qui enjambe l’oued Bou Regreg pour relier Rabat à Salé. La construction de ce minaret qui devait être le plus grand du monde islamique fut abandonnée à la mort de Yacoub el Mansour qui avait entrepris sa construction.
La tour se dresse au milieu des vestiges de la mosquée presque entièrement détruite par le tremblement de terre de 1755.

Rabat comme Casablanca est en train de se développer énormément, la construction du tramway reliant Rabat à Salé se terminera mi 2010. Ils construisent également une marina, aménagent la corniche, remodernisent la gare ferroviaire,…
C’est ça le Maroc : entre modernité et tradition, les contrastes sont frappants !

Casa : les photos

Mercredi 10 décembre 2008

Se repérer à Casa : un jeu d’enfants !

Mardi 9 décembre 2008

Ce n’est pas malheureusement pas un jeu d’enfants mais une véritable course d’orientation !

La ville est assez étendue avec différents quartiers qu’il faut connaître et reconnaître…
Le plan n’estt pas en damier comme cela l’était à Montréal et adieu les rues qui portent le même nom pendant des kilomètres !

A Casa c’est plutôt une rue qui a plusieurs noms ou pas… un nom arabe et/ou un nom français et il faut bien chercher la plaque pour voir le nom de la rue.
Comme ils changent les noms de rues cela ne coincide pas toujours avec les cartes locales donc de quoi se rendre fou si on a pas le sens de l’orientation…

Et heureusement que j’ai le sens de l’orientation parce que Mo c’est pas le champion de la boussole !

Premiers pas à Casablanca

Lundi 8 décembre 2008

En vue de notre prochaine expatriation au Maroc l’année prochaine, nous y sommes allés une semaine pour repérer et visiter Rabat, la capitale du Maroc.
Nous avons atterri à Casablanca car la compagnie aérienne Jet4you ne fait pas encore de vol Toulouse - Rabat.

Nous avons visité deux jours Casablanca et ce fut assez pour avoir une idée de la vie à Casa !
Première ville du Maroc, c’est la capitale économique du pays et compte près de 5 millions d’habitants.
En ville, la circulation est incessante et vouloir traverser une rue s’avère à chaque fois une mission difficile et périlleuse car il n’y a pas de passage piéton. Même en taxi mieux vaut fermer les yeux ou ne pas regarder comment conduit le chauffeur. Il zigzague, serre, colle les voitures et ne ralentit pas quand il y a des gens qui traversent la rue, on dirait qu’il va les écraser !

A part cela, on est allé voir la magnifique Mosquée Hassan II, 3ème plus grande mosquée au monde, construite en bord de mer.
Se balader dans la médina a été également une expérience marquante, car on se retrouve dans des petites ruelles où le marché attire les foules devant les poules en cage, le poisson frais, les légumes à même le sol, les marchands d’épices,…

Pour retrouver de l’air frais et s’éloigner de la ville, on est allé voir à quoi ressembler la corniche avec les plages à Ain Diab, où la construction d’immeubles et de la future marina va bon train. C’est le quartier riche de Casa, là où il y a de grandes villas, des clubs et LA plage.

Bref ces deux jours suffisaient largement car on a vite été englouti dans cette ville qui ne respire même plus.
Direction Rabat avec l’espoir que la capitale sera moins oppressante que Casa !

Notre séjour à Cuba

Samedi 18 octobre 2008

Pour faire un bref résumé de nos vacances à Cuba, on peut dire que notre séjour a été assez bipolaire : entre le décor paradisiaque des hôtels, les plages de Varadero et la réalité de la vie des cubains, il y a plus qu’un fossé c’est deux mondes…

En arrivant le premier jour à 2h du mat à l’hôtel on était trop excité pour dormir alors on a fait le tour du proprio et on a complètement halluciné sur l’hôtel, le parc avec pleins de palmiers, la méga piscine, la méga chambre,… bref on avait jamais fait d’hôtel 4 étoiles, d’habitude c’est plutôt auberge de jeunesse crasseuse ou faux plan à Boston…
En tout cas on était comme deux gamins et trop contents surtout d’être tout d’un coup après seulement 4 heures de vol dans les Caraïbes où encore à 2h du mat il faisait 25 degrés !

Les premiers jours on a profité de la plage et de la mer aux différences nuances de bleu où l’eau était à 27 degrés… C’était vraiment trop bon !
On est allé sur une île presque déserte “Cayo Blanco” avec son sable blanc et sa nature sauvage en bord de plage. C’était une excursion en catamaran, où on s’est également arrêté à un delfinarium en plein milieu de l’océan, on a pu caresser des dauphins mais c’était trop court !! c’est trop doux les dauphins et ils sont trop gentils. On a même fait un petit peu d’apnée pour voir aussi en plein milieu de l’océan des coraux avec pleins de poissons trop beaux.

Le jeudi on est parti visiter La Havane, on a pris juste le transfert en bus, d’ailleurs y avait que des allemands dans ce bus et une guide cubaine qui parlait allemand, c’était horrible mais heureusement qu’on avait les MP3 !
On ne voulait pas faire une visite guidée et on voulait le découvrir par nous même, d’ailleurs on avait prévu de passer la nuit a La Havane.

Dès nos premiers pas, on s’aperçoit que les rues sont défoncées avec des énormes nids de poules, des tas de pierre gisent parfois en plein milieu des rues, les façades sont délabrées, pas mal de cubains sont dans la rue assis à attendre, à discuter, le temps s’est arrêté, la chaleur humide est accablante et on comprend vite dès nos premiers pas à la Havane qu’on va se faire traquer.
Dès qu’on s’arrêtait prendre une photo ou que l’on ralentissait un peu pour admirer les rues et les bâtisses du quartier de la Habana Vieja, quelqu’un venait nous voir pour demander soit de l’argent, soit du savon,…
On avait apporté des cadeaux pour les enfants et plein de savons car on savait qu’ils en avaient besoin car ils sont rationnés par le gouvernement.
On a été saoulé parce que dès qu’on donnait, ils demandaient autre chose ou alors y a plein de cubains qui se ramenaient.

Même le petit vieux sur la place que l’on voit danser sur la vidéo a essayé de soutirer 2 pesos à Mo ! C’est clair qu’ils sont dans la misère mais ils se disent qu’on est des vaches à lait et qu’on a plein d’argent. Ils demandent tous “Where do you from?” et ils s’en foutent carrément,  c’est juste un moyen de commencer la conversation et de demander quelque chose après, c’en est devenu oppressant. Même dans un marché assez étroit d’artisanat, ils arrêtaient pas de nous solliciter et on est sorti sans rien acheter du coup.

Ce qui est assez hallucinant c’est qu’à Cuba, il y a deux monnaies :  le peso cubano (la moneda nacional) pour les cubains et le peso convertible qui est plus fort que le dollar canadien et l’euro ! Vous aurez compris que le peso convertible est pour les touristes et donc on paye tout plus cher ! dès qu’il faut lâcher un pourboire c’est à coup d’1 ou de 2 pesos, alors forcément ils traquent les touristes pour avoir des pesos convertibles (1 peso convertible = 24 pesos cubanos).
Du coup ils peuvent se faire autant en une journée qu’en un mois de travail (15 pesos convertibles par mois quelque soit le métier exerce).

Cuba revient très cher car il faut payer tout le temps, le papier toilette à la dame pipi, l’orchestre qui joue dans le bar (et il y en a toujours un), le papi qui pose avec son cigare (et oui c’est un business aussi). D’ailleurs c’est pour cela que nous n’avons pas trop de photos de La Havane ni de ses habitants !
Même un midi on sort d’un resto avec un doggy bag qu’on voulait donner justement, on se demandait si on allait trouver quelqu’un, on a pas fait 20 mètres qu’un couple avec une gamine nous tombe dessus et nous demande le sac, presque à nous l’arracher des mains… ils l’ont pris, je ne sais même pas s’ils nous ont remercié qu’ils demandaient encore autre chose… Morad m’a tiré par le bras et on est parti.

Un autre exemple, on se retrouve dans une rue pas fréquentée et il y avait un petit garçon, on avait des petites voitures dans le sac à dos et on les lui donne. On n’a même pas eu le temps de voir sa réaction que 3 mecs adultes arrivent et nous demandent assez agressivement des jouets car eux aussi prétendent avoir des enfants. On n’en avait plus et puis même si on en avait c’est sûr qu’on ne leur aurait pas donné… le petit garçon est parti on a même pas pu discuter avec lui, j’ai même cru à un moment que ces enflures allaient lui arracher des mains.
Franchement on était vraiment sur le cul, c’est vraiment du racket. On sait qu’ils sont dans la merde mais c’est le gouvernement qui les fout dedans. Surtout quand on voit la richesse que doit apporter le tourisme.

En tout cas, on était blasé par le quartier de la Habana Vieja, on a bougé dans Vedado, là où on dormait dans une casa particulare le soir. C’est un quartier résidentiel des classes moyennes et là par contre on ne s’est pas fait accoster. Dans la vieille Havane c’est très touristique donc c’est là qu’on trouve le plus de mendiants.

Le plus contradictoire pour le  gouvernement c’est le refus du capitalisme, l’ouverture du pays alors que Cuba regorge d’hôtels pour du tourisme de masse. Mais le tourisme fait vivre beaucoup de monde et ce n’est pas forcément le peuple qui en récolte les fruits…
Varadero est une presqu’île et là où il y a tous les hôtels, il y a un péage qui filtre les entrées, un cubain qui ne travaille pas dans un des hôtels ne pourra pas rentrer, ils contrôlent tout, ils ne peuvent pas aller se baigner sur les plages réservées aux touristes, ils n’ont pas le droit de manger des langoustes,… l’esclavage ne paraît pas si loin finalement….